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Joseph d'Anvers au Café de la Danse - Domingo en première partie

10 Février 2009 - Photos : Pascal Codron

    Après avoir rempli le Nouveau Casino en Octobre dernier, à l'occasion de la sortie de son deuxième album, le splendide Les Jours Sauvages, Joseph d'Anvers s'invite ce soir au Café de la Danse. Etant complètement fan de Joseph d'Anvers et aimant particulièrement cette salle de concert, je ne pouvais décemment pas manquer ce rendez-vous qui a été plus qu'à la hauteur... Une soirée magique comme on aimerait en vivre à chaque fois que l'on se rend en concert. C'est Domingo, duo psyché folk parisien, qui ouvre les festivités et nous aiguise l'appétit.

Joseph d'Anvers au Café de la Danse
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Il est un peu moins de 20 heures quand j'arrive Passage Louis-Philippe. Il reste encore quelques places assises dans la salle mais dans l'ensemble, il y a déjà du monde... Le public continuera d'arriver pendant le set de Domingo et finalement, le Café de la Danse ne sera pas loin d'afficher complet pour la prestation de Joseph d'Anvers.

Mais revenons à cette première partie... Je fais connaissance ce soir avec le folk intimiste de Domingo. Ils sont deux, armés de leurs seules guitares et de leurs voix, deux voix qui s’accordent parfaitement pour émailler leurs jolies chansons douces et mélancoliques d'harmonies cristallines. Ils se disent influencés par Nick Drake, Bob Dylan ou les Beach Boys... On les croit sur parole mais plus près de nous, on pense aussi à St Augustine ou The Delano Orchestra, ces délicats clermontois de l'écurie Kütu Folk Records. On a particulièrement aimé "From the Start", "The Ground" et "A Good Thing" avec cette longue intro instrumentale à deux guitares vraiment très chouette... Tous ces titres sont à découvrir sur leur premier album, s-t, paru l'an dernier chez Third Side Records.

Le Café de la Danse s'est considérablement rempli pendant la pause. Le semblant de fosse qui sépare la scène des places assises affiche quasi complet et l'on peut constater que Joseph d'Anvers a désormais un véritable fan club. Qu'il semble loin le temps où, à la faveur d'une première partie dans une salle de banlieue, je découvrais ce jeune homme et ses ballades désespérées mais si belles.
Je n'étais pas venue pour lui ce jour là mais ce fut pourtant lui le meilleur souvenir de cette soirée. Je m'étais alors illico procuré son premier album, l'éblouissant Les Choses en Face, qui m'a souvent accompagné depuis... Ce soir, promotion du deuxième album oblige, Joseph d'Anvers va jouer principalement des titres de celui-ci, ces Jours Sauvages qui sonnent beaucoup plus rock que l'opus précédent.

Une ovation salue l'extinction des lumières. Une intro portée par une voix féminine se fait entendre. On dirait la bande son d'un film... Il est vrai que le cinéma est l'une des passions de Joseph d'Anvers qui a même envisagé un temps d'y travailler, ayant fait ses études à la Fémis pour devenir chef opérateur. On embraye sur "Les Anonymes" puis "1000 Fois". Les titres des Jours Sauvages s'enchaînent, tous superbes. Il y a un côté assez génial à entendre chanter avec tant de douceur des morceaux dont la rythmique et l'énergie sont incontestablement rock. Les éclairages sont particulièrement soignés, ce qui ne gâte rien : "Les Chiens" illuminés d'un rouge violent pour souligner une intro brutale ou ces bleus tirant sur le violet pour accompagner "L'Amnésie", que c'est beau ! Les musiciens sont tous impeccables. De la tournée qui a suivi Les Choses en Face, seul subsiste Ludovic Legros à la basse. C'est le charismatique Cédric Leroux, déjà aperçu avec The Short Straws, le groupe qui accompagne Phoebe Killdeer, qui tient la guitare et on notera aux claviers la présence de Tahiti Boy.
L'esprit plus rock des Jours Sauvages par rapport aux morceaux des Choses en Face est très palpable en live. Quand, par exemple, Joseph d'Anvers attaque des titres du premier album comme ce "Pigalle" à la sombre beauté ou "A Contretemps", le tout premier morceau qu'il a écrit et qu'il joue en solo avec sa guitare acoustique et son harmonica, le temps s'immobilise, la salle écoute dans un silence religieux et on reste scotché, des frissons plein l'échine. Après ces instants d'intense émotion, on relance la machine avec "Kids", single survolté que le public connait par coeur. On voit bien que ça lui fait plaisir à Joseph d'Anvers cette ambiance, ces jeunes femmes qui dansent et sautent aux premiers rangs, ces visages radieux et tout sourire un peu partout dans la salle. Je crois bien que "Kids" remporte haut la main la palme de la plus belle ovation entendue ce soir... Ce titre sera d'ailleurs bissé lors du rappel mais plutôt que de le reprendre à l'identique, il sera joué dans une version très electro absolument géniale qui permet à Tahiti Boy de s'en donner à coeur joie derrière ses machines. Extra !

On retiendra aussi l'exceptionnel "Paris S'allume Sous Mes Pas", moment de douceur zébrée d'éclairs rock aussi violents que fulgurants, la reprise clin d'oeil du "Kids" de MGMT, le final désespéré de "Pigalle" souligné par une ligne de trompette sublime (jouée par Tahiti Boy) et "Les Cicatrices" en second rappel, tout en retenue, devant une salle qui retient son souffle. Magique je vous dis !


SLB

Site de Joseph d'Anvers
Site de Domingo


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Domingo au Café de la Danse Domingo au Café de la Danse

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Joseph d'Anvers au Café de la Danse - 10 Février 2009 - Setlist

Intro // Les Anonymes // 1000 Fois // Entre Mes Mains // Les Chiens // L'Amnésie // Pigalle //
A Contretemps // Kids // Kids (reprise MGMT) // Le Continent // Le Bât Blesse // A Mi-Distance //
Paris S'Allume Sous Mes Pas // 7 Jours d'Une Vie

Rappels : Par Avance // Le Funanbule // Kids ---------------------------------------------------------------------------------
Les Cicatrices