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Matmatah à l'Olympia - Tétard en première partie
30 Novembre 2007 - Photos : Pascal Codron |
Il y a quelques semaines, j'apprenais que les membres de Matmatah se séparaient et mettaient donc fin au groupe après 13 ans d’existence... Cette dernière date à Paris, à l'Olympia qui plus est, il ne fallait donc pas la manquer même si elle devait résonner comme un adieu... En me rendant Boulevard des Capucines, ce 30 novembre, j'espérais que le public du groupe avait pensé comme moi et qu'il aurait répondu présent pour faire la fête ! C'est Tétard, formation française qui vient de sortir son troisième album, qui ouvre la soirée. |
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Lorsque j'arrive dans la salle de l'Olympia, la fosse
est loin d'être pleine et les balcons sont encore clairsemés ... mais le public va continuer d'arriver tout au long
de la première partie. Tétard, quintette formé autour de David, attaque son set à 20h30. Cette première
partie, initialement prévue sur 30 minutes va finalement durer près de 45 minutes,
Matmatah ayant trouvé qu'une demi heure, c'était un peu court! L'occasion de découvrir, dans de bonnes
conditions, l'univers de Tétard. Le groupe a sorti en septembre son troisième album (Faudra Faire Avec, Booster),
produit avec la complicité de Robin et Gaëtan de Louise Attaque, album qui a reçu un bon accueil critique.
Rock anglo-saxon made in France, signale la bio du groupe... Si certains titres sont très rock et sonnent particulièrement électriques en concert ("Ça m'aurait Plu", "Passer Pour Un Con", "T'Arracher Un Cheveu"), ce qui ressort le plus à l'écoute de Tétard, ce sont de belles ballades aux textes qui se font l'écho d'un quotidien si ordinaire que chacun peut s'y retrouver, un songwriting à la française en somme. Pour vous faire une idée, allez faire un tour sur le site du groupe, leur trois albums sont en écoute : un vrai cadeau! Nous vous conseillons les superbes "Ton Grain de Beauté", chanté pour clore le concert, et "Suivant le Vent" du dernier album, "Les Sentiments", chanté par Cécile ce soir et tiré de Mes Dix Doigts ou encore "La Valse Aux Adieux", "L'île de Ré" et "Petit Animal" du premier album, 12 Pures Chansons. Une excellente découverte, à suivre de près... |
21h30, une voix, venue de nulle part, nous demande d'accueillir comme il se doit
Matmatah pour son dernier Olympia. Conseil tout à fait inutile si l'on juge par l'ambiance incroyable qui règne
déjà dans la salle. J'ai le souvenir récent d'un concert de folie à la
Cigale,
c'était en mai et Matmatah avait assuré deux dates sold out dans une salle en fusion : de loin le meilleur concert auquel j'ai
assisté cette année en terme d'ambiance ! Je ne sais pas si l'Olympia affiche complet ce soir mais, on ne doit pas en être loin et
cela promet donc une excellente soirée...
L'arrivée sur scène du groupe est saluée par une immense ovation et le démarrage sur les chapeaux de roues avec un "Now We Have A Pen" très rapide, provoque immédiatement l'hystérie. Comme à la Cigale, la fosse est illico transformée en trampoline géant, expression déjà utilisée lorsque nous avions chroniqué ce précédent concert, mais, vraiment, je n'en trouve pas de meilleure! Les premiers titres sont enchaînés sans temps mort, pied au plancher, et la folie incroyable qui règne depuis le début en fosse ne tarde pas à se communiquer au reste de la salle... Sur "Lambé An Dro", c'est tout le balcon, jusqu'en haut, qui est debout et danse! Quand on assiste à un concert de Matmatah, quand on voit le bonheur de tous ces spectateurs, la ferveur du public, l'ambiance magique qui se crée et rassemble jeunes et moins jeunes ... on se dit que ce groupe ne peut pas, n'a pas le droit d'arrêter, pas maintenant, pas comme ça! |
Après ce début de concert hyper speed, un "Petite Mort" version longue vient calmer un peu le jeu. Ce
titre, seul rescapé de Rebelote (Barclay/La Ouache Production), deuxième album de Matmatah,
dans son interprétation live, est un véritable monument. Bâti en plusieurs actes, il laisse libre cours à de
belles improvisations instrumentales, joue avec des sonorités orientales et a un côté prog rock qui n'est pas
pour me déplaire. Sur "Emma", les premiers slammeurs dérivent au dessus de nos têtes au gré de la marée humaine
qui les porte, les briquets s'allument et Tristan Nihouarn fait chanter alternativement balcon et fosse...
La première partie du concert s'achève sur un bis de "Now We Have A Pen".
La seconde partie commence par trois titres acoustiques, dont "La Cerise" que le public connait par coeur, puis enchaîne avec trois morceaux plus électriques. Sur "Pony The Pra", inspiré par le "Book Of Blues" de Jack Kerouac, nous retrouvons Vincent, a.k.a El Vinz, invité du groupe, à la guitare. Il était déjà venu prêter main forte sur "Le Festin de Bianca". Le concert s'achève sur "Crépuscule Dandy" que le groupe dédie à Fred Chichin. Tristan veut voir la foule danser pour Fred, veut entendre la salle chanter pour le fondateur des Rita Mitsouko, disparu deux jours plus tôt. Final chargé d'émotion donc puis, sur un dernier salut, le groupe quitte la scène... Le public réclame "L'Apologie" et moi je regrette l'absence d'"Hyderabad" ou d'"Entrez dans ce Lit" ... mais, même si on ne les a pas vues passer, deux heures se sont écoulées! SLB Site de Matmatah Site de Tétard |
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Plus de photos du concert là |
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Now We Have A Pen (1) // She's Had A Hold On Me // Gotta Go Now // Comme Si De Rien N'Etait // Lambé An Dro // Petite Mort // Le Festin de Bianca // Au conditionnel // Basta Les Aléas // Emma // Derrière Ton Dos // Now We Have A Pen (2) ----------------------------------------------- Alzheimer // Video Killed The Radio Star (reprise des Buggles) // La Cerise // Pony The Pra // Heroin (reprise du Velvet Underground) // Crépuscule Dandy |